C’est à Morillon que tout a commencé.
Souhaitons que ce ne soit pas également à Morillon que tout se termine…
Il y deux ans, une représentation triomphale (comme d’hab’, diriez-vous…) ici même m’avait valu d’être sollicité pour une première tournée de dix dates en août dernier. Qui, tout aussi triomphale (bis repetita) s’était conclue par une nouvelle offre des dix représentations que vous êtes en train de vivre en notre compagnie.
Jusqu’ici, les difficultés techniques auxquelles nous avons été confrontées n’avaient empêché ni le succès, ni surtout – et c’est là une des clés de ce succès – une certaine convivialité, et même une certaine connivence, que ce soit avec le public, les animateurs et la direction.
Ici, comme par hasard, après avoir érigé une muraille d’interdits et consignes d’inspiration stalinienne, le directeur avait trouvé judicieux de s’absenter le jour de notre arrivée…
Or, au nombre de ces diktats ubuesques figurait celui de ne pas modifier la connectique de la sono !
Cerise sur le gâteau, la salle ayant été tout récemment rénovée, nul ne savait rien du dispositif technique existant, hormis… le directeur ! Lequel n’avait pas, de l’aveu des animateurs, fait le nécessaire jusqu’ici pour y former ces derniers !
Exemple plus qu’édifiant en la matière : personne n’a su nous indiquer l’emplacement de la prise d’alimentation générale de la régie !
Comment dès lors, se lancer dans le montage technique ?
Il a fallu tout l’acharnement habituel de Super-Rasto (pourtant diminué par une épouvantable rage de dents venue compléter sa gastro-entérite chronique ) pour retrouver cette prise.
Et toute l’ingéniosité des deux Stéphane pour contourner le crétinisme flagrant de ce fantôme dictatorial et sauver la représentation… A deux heures du « lever de rideau » pourtant, j’annonçais déjà l’annulation pour cas de force majeure.
Un grand et amical merci, en passant, aux deux animatrices chargées de nous accueillir, Noémie et Léa – je tiens absolument à les citer ! Sans aucun repère, sans autre directive que celle d’appliquer les crétineries de leur patron, elles ont tout tenté et, bien-sûr, rien solutionné.
Pour notre peine, la salle archi-comble (plus de 200 spectateurs) nous a offert un véritable gala de rires et d’émotions. Toujours ça que le Crétin des Alpes ne nous aura pas enlevé !
Mais, au sortir de cette longue, trop longue journée, Rasto, Mac et moi étions anéantis de fatigue. A peine la force, pour Mac, de nous confectionner une délicieuse tartiflette et de se taper la vaisselle et nous nous sommes écroulés pour une nuit trop courte, comme toujours…
Plus que Megève et Les Saisies et fin de ce qui ressemble désormais à un chemin de croix !