Maman ?
C’est la toute première réplique du spectacle et elle installe d’emblée le public au cœur de mon burlesque, l’invitant du même coup à partager la tendresse agacée que je voue à ma mère.
Et voilà que la réalité se rappelle à moi pour moquer mes dérisoires vérités d’artiste : ma mère vient d’être hospitalisée, infarctus.
On a beau s’y attendre à tout moment – après tout, maman a vécu intensément chaque jour de ses 91 ans – la camarde vous surprend toujours quelque part !
Jusqu’où peut-on tourner en ridicule ceux qu’on aime lorsque leur histoire menace soudain (ou finit par) de s’interrompre ?
Ce rire du vivant qui témoigne de notre innocence, comment le protéger du cynisme de la mort ?
Ce soir validera ou non l’aptitude de l’esprlt à résister pour que perdure la joie…
Je t’aime, Maman.
« Jusqu’où peut-on tourner en ridicule ceux qu’on aime lorsque leur histoire menace soudain (ou finit par) de s’interrompre ? »
C’est l’amour et la tendresse que tu lui portes qui vaincront toujours la maladie (ou la mort). Ils se liront derrière tes sourires, derrière le burlesque de chacun de tes mots, à chaque seconde, dans les paroles du spectacle ou dans le silence de la vie. Ils te dicteront l’attitude à garder.
Nos pensées se joignent aux tiennes, nicole