Houches la Servoz !
Nous voici à Servoz, après un détour inutile vers la maison familiale de la FOL (fédération des œuvres laïques), juchée au bout du bout d’un sentier sadique, tendu vers un ciel de brume froide et déployant sans vergogne sa neige verglacée sous les roues affolées de notre malheureux camping-car, au point de devoir rebrousser chemin en marche arrière…
(Quelle prose, purée !)
Tout ça parce qu’on avait négligé de nous communiquer l’adresse du lieu de la représentation… À quand un GPS pour se substituer à l’imprévoyance des hommes ?
Et que dire de la plasticité des cœurs et des esprits ? Doutant qu’un théâtre puisse exister au bout de ce bout-là, j’ai eu le réflexe de poser la question à l’office du tourisme où une dame plus que charmante m’a orienté vers la salle des fêtes.
Or, pour avoir pris l’initiative de visiter les lieux en pleine cantine scolaire (après en avoir hum-ble-ment, sourire Colgate en renfort, demandé la permission aux dames de service), nous nous sommes faits vertement réprimander par le dirlo de la maison familiale FOL, arguant du mécontentement… des dames de service. Autrement dit, après avoir ri de bon cœur de mes taquineries et y ayant volontiers répondu, elles sont y sont allé de leurs apartés indignés à propos de mon irruption apparemment intempestive.
Nulle hypocrisie dans tout cela, mais une très belle tolérance envers ses propres paradoxes… Hum ! Il m’a fallu sortir, une fois de plus, ma panoplie de philosophe rigolo pour désamorcer les tensions !
Qui a prétendu que les sourds étaient des caractériels ?
Pendant que je ponds ces réflexions de café de commerce, Rasto (il s’agace que je l’appelle Rasta, alors je m’y mets) s’escrime avec la régie son, me faisant craindre le pire pour ce soir. Le mutant trouvera t-il, une fois de plus, une solution ? Amen !
Oups oups pour le chemin…
Cette tournée vous aura bien marquée dans vos esprits chauffés par ces petites misères quotidiennes!
Courage… et Bon spectacle ce soir!